samedi 21 janvier 2017

Ces filles-là !

   


« Ces filles-là ! », c’est le nom d’une pièce de l’auteur anglais Evan Pacey présentée par la Compagnie Ariadne le 24 janvier à la MJC de Villeurbanne.





Les filles de Sainte Hélène ont grandi ensemble. Elles ont juré qu'elles seraient amies pour la vie. Mais quand une photo de Scarlett nue fait le tour des élèves, les filles l'évitent, chuchotent, et les garçons rigolent.

Inspirée de l'histoire d'une adolescente qui s'est suicidée après avoir publié une vidéo sur Youtube, la pièce aborde la question du rapport à l'image et de l'importance qu'a celui-ci pour les ados d'aujourd'hui. Elle parle du sexisme, du contrôle du corps des femmes, et du harcèlement numérique.

Au milieu du chœur des filles, surgissent des voix plus anciennes, celles de femmes de générations passées, de femmes qui se sont battues pour leurs droits, leur liberté...

Cette pièce est issue d’une collaboration entre la M.J.C. de Villeurbanne et la compagnie Ariadne. Cette compagnie qui existe depuis 1991 développe régulièrement des projets de théâtre contemporain avec des ados, des habitant-e-s… Huit adolescentes villeurbannaises ont participé au chantier de création autour de cette pièce, et monteront sur scène aux côtés de l'équipe professionnelle de la Compagnie.


La représentation sera suivie d'une discussion sur le harcèlement numérique avec le Planning Familial de Villeurbanne.

On récapitule :
C’est le mardi 24 janvier 2017 à 20h
à LA Balise 46 - salle de spectacle de la MJC de Villeurbanne
46 Cours Jean Damidot, 69100 Villeurbanne
METRO A (arrêt Flachet) / C3 (arrêt Blanqui-Centre mémoire)
C26 (arrêt La Perralière) / C11 (arrêt Place GrandClément)
Dès 14 ans - de 5 à 12€ - Carte M'Ra !
Billetterie en ligne : www.mjc-villeurbanne.org
INFOS & RESERVATIONS : 04 78 84 84 83 / contact@mjc-villeurbanne.org

   

lundi 16 janvier 2017

Solidarité avec les 'ricaines contre Trump et sa bande

Et c'est reparti pour les manifs!! Mais s'étaient-elles bien arrêtées??
Pour retrouver les superféministes dans la rue, rendez-vous samedi aux Terreaux.
Et on me souffle aussi à l'oreille gauche qu'une partie des manifestant.e.s de samedi sera également dans la rue le lendemain dimanche...

mardi 3 janvier 2017

     Ça y est ! C'est la nouvelle année, Super Féministe se remet à peine de l'ingestion massive d'animaux morts et de la gueule de bois traditionnelle (trop de bûche de Noël ?). En outre (à vin), comment ne pas sentir les forces nous quitter en repensant à l'an de crasse qui vient de se terminer et aux élections qui arrivent ? Quand on voit le cran des mâles en 2016, ça fait mal au crâne. Qu'à cela ne tienne, depuis son super canap' et son plaid, SF songe à faire de 2017 l'année de la Fem Set (comprenez « Feminist Society »).
     Et rien de tel pour bien démarrer que de réviser ses bases ! C'est ce que vous propose Super Féministe en lisant la Petite et grande histoire du féminisme en bande dessinée ou le Féminisme en sept slogans et citations, dont plusieurs chapitres sont disponibles en accès libre sur le site du journal Le Monde (oui oui, on parle bien du fer-de-lance de la social-démocratie chrétienne, Super Féministe ne cache pas sa surprise, heureuse si elle en est).
     Cette BD fait partie de la série de la Petite bédéthèque des savoirs et elle est le fruit de l'association d'Anne-Charlotte Husson à l'écriture, chercheuse en sciences du langage et animatrice du blog Genre ! et de Thomas Mathieu au dessin, qui s'est auparavant illustré (héhé) en créant le Tumblr Projet Crocodiles.
     Avec humour et exactitude, la BD retrace les évolutions du féminisme au fil du temps, en répondant aux questions que tout un chacun pourrait se poser en s'intéressant à ce mouvement et à ses déclinaisons. On appréciera le fait d'avoir un focus sur la France, notamment au niveau des avancées légales, mais aussi d'avoir une vision critique de l'occidentalo-centrisme, avec un chapitre dédié au féminisme noir. Plus largement, cette bande dessinée permet à un lectorat non averti de bien
comprendre la notion d'intersectionnalité, avec un chapitre sur la dualité féminisme/lesbianisme, entre autres.
     De lecture simple et agréable, cet ouvrage est à mettre entre les mains de tou.tes les non-initié.es ou de celles et ceux qui voudraient compléter leur savoir. Cela fait également un Circul'Livre ou « livre à faire tourner » d'enfer, pour les militant.es qui veulent alléger leur quotidien en sensibilisant leur entourage ou qui cherchent encore le cadeau qui permettrait à Tonton Robert d'arrêter les remarques déplacées.

dimanche 25 décembre 2016

Appel à témoines !

Nous partageons cet appel à témoignages du collectif lesbien lyonnais :
histoires militantes et autres ...des lesbiennes à lyon !
 
le «collectif lesbien lyonnais» retrace l’histoire lesbienne lyonnaise, d’aujourd’hui à hier !!

Nous recherchons des « mémoires lesbiennes, homosexuelles, goudoux, gouines, transgenres, butch, fem, et autres du genre !! » qui ont connues, vécues le militantisme lesbien (groupe de lesbiennes du centre des femmes, journal «quand les femmes s’aiment») et.ou la vie culturelle lesbienne à Lyon (le premier ? bar «le damier», les fêtes du groupe de lesbiennes au centre des femmes, le premier «marais», la librairie «des femmes», etc) et.ou les vies virtuelles et réelles (minitel : les «goudoux télématiques», les premiers sites de rencontres internet, etc) !

Nous voulons remonter le plus loin dans le temps et savoir quels étaient les lieux, les assos, les groupes, les librairies, les bars et les boites où les lesbiennes se retrouvaient, et les publications/journaux/feuilles de choux qui existaient !

Vous pouvez nous contacter par mail : collectif.lesbien@gmail.com, et nous serions ravies de vous rencontrer et de vous interviewer !! Ou de vous faire passer notre questionnaire par mail, si vous avez quitté.e la capitale des gones !

 
à diffuser largement dans vos réseaux
de lesbiennes, de féministes, de goudous, de gouines, de potes.ses et d’ami.e.s !!


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collectif lesbien lyonnais
blog : http://collectif-l.blogspot.fr/

facebook
https://www.facebook.com/Collectif-Lesbien-Lyonnais-262115993824373/
et notre perm conviviale : 3° vendredi du mois à partir de 19h30 (sauf été) au centre lgbti, 19 rue des capucins, lyon 1°

samedi 17 décembre 2016

(encore) des idées féministes pour Noël ou pour passer l'hiver...

L'année dernière, notre fine équipe vous proposait déjà une sélection pour enfants et puis une bibliographie et une filmographie plus complète. Cette année, en attendant que Superféministe vous aide à faire votre choix avec des petits résumés/commentaires de certaines de ces œuvres (oui oui rien que ça), on vous recommande quelques nouveautés bédé : attention, c'est subjectif !!

Les culottées de Pénélope Bagieu.
Ce sont des portraits en bande dessinée de femmes et féministes qui de par le monde et à travers le temps ont accompli des choses extraordinaires malgré la misogynie, parfois le racisme et la lesbophobie. Le tome 1 est déjà sorti, le tome 2 est prévu pour le 26 janvier. Il y a aussi le blog de l'auteure pour vous donner une idée...

Ce qu'on a aimé : le dessin, les portraits accessibles, l'originalité des personnes choisies, l'ouverture à l'international, le côté joyeux, la prise en compte des rapports de domination au sens large (racisme, homophobie, mépris de classe...).

L'essentiel des Gouines à suivre d'Alison Bechdel
Enfin une édition en français pour un classique de la bande dessinée américaine ! Depuis 1983, Bechdel dessine des petits strips qui racontent les aventures, les dilemmes, les disputes de gouines américaines et de leurs amies.


Ce qu'on a aimé : C'est drôle, féministe, humain... On le dévore. Les personnages sont tous et toutes hyper attachants, des thématiques variées (travail, relations amoureuses, politique étrangère américaine...) sont abordées, et il y a des vrais concepts à l'intérieur (le fameux bechdel test!).

samedi 10 décembre 2016

LES FEMMES DE TURQUIE ET DU KURDISTAN NE SONT PAS SEULES !





Appel à rassemblement dimanche 11 décembre à Lyon 
 
TURKIYE'DE / KURDISTAN'DE KADINLAR YALNIZ DEGILDIR !

 Une situation globale qui tend vers toujours plus de répression...

Depuis la mise en échec de l’AKP aux élections de juin 2015, l’Etat turc a décidé de mener une répression sanglante contre les populations kurdes, alévies, arméniennes, l’ensemble des minorités et de criminaliser toute autre opposition : syndicats, organisations de gauche turques et kurdes, féministes, LGBTI, démocrates, défenseurs des Droits de l’Homme, avocat.e.s, universitaires, journalistes. Dans ce contexte, la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016 est devenue un prétexte à la mise en œuvre d’une répression encore plus massive et violente. L’établissement de l’état d’urgence permet désormais au Conseil des ministres de gouverner par décret en suspendant l’obligation du respect de la Convention européenne des droits de l’Homme. Au lendemain du 15 juillet, 50000 fonctionnaires ont été arrêté.e.s et plus de 11 301 enseignant.e.s ont été destitués.e.s de leurs fonctions.
Mais ce sont les populations de l’est du pays, majoritairement kurdes et alévies, qui sont les premières cibles de cette violence. Placées sous couvre-feu militaire durant plusieurs mois, de nombreuses villes de l'Est ont été attaquées, incendiées et détruites, causant la mort de civils et en poussant d’autres sur les routes. Dans un souci de faire taire l’opposition politique au Kurdistan, 28 mairies, dont 24 villes kurdes, ont été placées sous tutelle administrative.... dont les femmes sont les premières victimes car elles occupent une place centrale dans l’opposition :
· Doublement attaquées, les femmes kurdes, alévies et issues des minorités et des luttes LGBTI, sont pointées du doigt et victimes d'une violente répression.
· De nombreuses femmes journalistes sont arrêtées car travaillant sur le Kurdistan (Zehra Dogan de JINHA, Şermin Soydann de DIHA), et accusées de terrorisme.
· Les femmes politiques du HDP - Parti démocratique des peuples, sont arrêtées et/ou démises de leurs fonctions comme la co-présidente Figen Yüksekdağ et les maires de Diyarbakir et Mardin (seule maire chrétienne).
· Les femmes artistes et intellectuelles sont également criminalisées. Rappelons que la romancière turque Aslı Erdoğan a été arrêtée le 19 août dernier pour ses chroniques dans le journal pro kurde, Özgür Gündem. Maintenue en détention, elle est actuellement accusée de terrorisme.
· De nombreuses avocates, universitaires, militantes de gauche sont démises de leurs fonctions, arrêtées, parfois même assassinées. Lors de ces arrestations, et alors que la torture s'intensifie depuis l’extension de la période de garde à vue à 3 mois, les femmes sont très fréquemment menacées de viols lors des gardes à vues et durant leur période de détention. On compte de nombreuses victimes d'agressions sexuelles, de viols, de tortures physiques et psychologiques touchant plus particulièrement les femmes des minorités.

Depuis 2014, Erdogan s’attaque aux droits des femmes et des minorités et applique une conception essentialiste du rôle des femmes. Plus largement, c'est l'ensemble des femmes du pays qui sont impactées par cette répression. Les déclarations misogynes à répétition d'Erdogan légitiment les attaques faites à l'encontre des femmes et renforcent le sentiment d'impunité des agresseurs.
· En novembre 2014, Erdogan avait déclaré que le Planning Familial et la contraception ne convenaient pas aux familles musulmanes. Pour lui, l'avortement est un "crime contre l'humanité" et le Planning Familial, une "trahison contre des générations de Turcs". A la suite de ses propos, le président turc a exhorté les femmes de son pays à "avoir au moins 3 enfants" sans quoi, leurs vies seraient "incomplètes".
· Lors d’un discours en marge d'un sommet sur la justice et les femmes à Istanbul, Erdogan a estimé que les femmes ne pouvaient pas être naturellement égales aux hommes.

Entre son élection en 2002 et l'année 2009, toutes les violences contre les femmes ont augmenté de 1 400 % en Turquie. Et la tendance n'a fait que s'aggraver avec le temps. Au cours de l'année 2014, au moins 294 femmes ont été tuées en Turquie. Rien qu'en janvier dernier, 27 ont perdu la vie, soit 20 % de plus que l'année précédente. Au moins trois femmes sont tuées par jours (5406 femmes tuées entre 2002 et 2015. À chaque fois, l'agresseur fait partie de l'entourage direct ou indirect de la victime. Rappelons le féminicide d'Özgecan Aslan, la jeune étudiante Alévie de 20 ans, violée puis tuée à coups de barre de fer par le chauffeur du minibus qui la ramenait de l'université. Son corps brûlé avait été retrouvé dans une rivière de la ville de Tarsus, dans le sud du pays, les mains coupées.

Le 18 novembre 2016, un pas de plus a été franchi, un projet de loi visant à dépénaliser les viols sur mineur.e.s a été voté en première lecture. Ce projet de loi visait à relâcher les coupables d’abus sexuels sur mineur.e.s à condition que l’agresseur épouse sa victime. Cette proposition de loi a provoqué une levée de boucliers en Turquie, où plus de 11 000 enfants ont été reconnus victimes de violences sexuelles en 2014. L’AKP vise par ce projet de loi à la fois à légitimer le mariage religieux mais aussi à libéraliser et à légaliser les violences faites sur les mineur.e.s. Le gouvernement a pour l’instant reculé devant la contestation massive.
Depuis juillet et sous prétexte d’état d’urgence, le gouvernement turc a ordonné la fermeture permanente de plus de 400 associations parmi lesquelles de nombreuses associations de défense des droits des femmes et des enfants : l'Association Vie des Femmes à Adiyaman, l'Association de Recherches Féministes Anka, l'Association Kermesse de Solidarité des Femmes à Bursa, l'Association des Femmes la Gazelle, l'Association des Femmes l'Arc-en-ciel, la KJA, l'Association le Toit des Femmes à Mus, l'Association des Femmes Sélis, l'Association des Femmes à Van. La politique de l'AKP appelle à une violence générale contre les femmes et leurs libertés, la fermeture d'associations de défense des droits des femmes en est encore un exemple.

Les militant.e.s LGBTI sont également victimes de cette atmosphère réactionnaire : rappelons l'assassinat sauvage cet été de la militante trans Hande Kader à Istanbul. Militante active de la cause LGBTI elle était devenue une figure centrale de la communauté après avoir fait face en juin 2015 à la police antiémeute qui tentait d'interdire la Gay Pride d'Istanbul. Récemment, c’est Levent Pişkin avocat des Droits de l’Homme et militant LGBT qui a été arrêté puis relâché. Ce n’est pas la première fois que les mouvements LGBTI sont attaqués, en 2016, les autorités ont décidé de ne pas autoriser la marche des Fiertés à Istanbul pour la première fois depuis plus d'une décennie.

Nous, militantes féministes, syndicats et organisations de gauche dénonçons le silence complice de l'Union Européenne et du gouvernement français face à la politique réactionnaire et répressive menée par la Turquie.
Nous dénonçons également la coopération des services de police européens au travers des opérations policières visant les militant.e.s de Turquie sur le sol européen.
Rappelons que le 15 avril 2015, la justice allemande a demandé et organisé l'arrestation de 10 membres de la Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe (ATIK) et que lumière n'a toujours pas été faite sur le triple assassinat des militantes kurdes à Paris : Sakine Cansız, Fidan Doğan et Leyla Söylemez.

Politiques, journalistes, avocates, militantes, artistes, femmes kurdes / alévies / arméniennes et des minorités, partout en Turquie et au Kurdistan, des milliers de femmes résistent.
Nous appelons à une solidarité immédiate et internationale avec toutes les femmes en lutte !
Nous exigeons la libération immédiate des politiques, intellectuelles, journalistes, académiciennes et avocates emprisonnées ainsi que de tous les prisonniers politiques !
Nous exigeons la réouverture immédiate des associations des droits des femmes, des enfants et des personnes LGBTI !

Rassemblement le dimanche 11 décembre
A 15h30 devant le Consulat Turc
87 rue de Sèze, 69006 Lyon

Des prises de parole seront faites et une lecture d’un texte d’Aslı Erdoğansera faite par une comédienne.


Signataires: Planning Familial, Femmes Egalité, Femmes Solidaire, Femmes en Lutte 69, Collectif Solidarité Pinar Selek Lyon, Collectif Lesbien Lyonnais, Lesbian and Gay Pride Lyon, Le Jardin des T, LDH Rhône, Agir pour l’Egalité, Maison de la Mésopotamie, Yeni Kadin Lyon, Charjoum, Association des Droits de l’Homme et de Pir Sultan Abdal de Annecy, Centre Culturel des Alévis de Lyon, Amitiés Kurdes Lyon et Rhône-Alpes, CGT Education, Solidaires Rhône, Sud éducation, UD CGT, FSU, CFDT, PCF, PG69, Ensemble!, Alternative Libertaire, NPA69, CGA Lyon, MJCF69